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Les frères Poussot

Les anciens chaussinois ont connu, entre les deux guerres, la boulangerie-café qui occupait l'actuel bâtiment du café du centre. Cet important commerce était tenu par Monsieur Alcide Poussot, boulanger et son épouse Mathilde (par ailleurs tante de Simone Michel-Lévy, chaussinoise d'origine elle aussi, héroïne de la résistance et martyre de la déportation, dont la rue centrale de Chaussin porte le nom). Ce couple de commerçants, particulièrement estimés à Chaussin et dans les communes voisines, avait trois fils qui ont tous trois poursuivi leurs études à l'école primaire supérieure de Dole.

 

L'aîné, Julien

 

L'aîné, Julien, fut admis à l'école normale du Jura et était instituteur à Amange dans les années 30.

Pendant la guerre 39-45, capitaine de réserve, il combattit vaillamment avec les unités qui faisaient face à l'offensive allemande de juin 1940 et trouva une mort glorieuse le 20 juin 1940 à la tête de sa compagnie à Pexonne, en Meurthe-et-Moselle. Il repose aujourd'hui dans le cimetière de Chaussin, à droite du carré militaire, à côté de sa cousine Simone Michel-Lévy. La légion d'honneur lui fut attribuée à titre posthume,(sa veuve, qui résidait à Saint-Claude, est décédée.)

 

Le cadet, Gaston

 

Le cadet, Gaston, fut admis à l'école normale de l'Oise et était donc, avant 1939, instituteur dans ce département, à Berneuil-sur-Aisne.

Lieutenant de réserve, mobilisé en septembre 39 dans un bataillon de mitrailleurs, il eut une conduite magnifique qui lui valut une brillante citation et l'attribution de la Croix de Guerre. Démobilisé, il reprit son poste d'enseignant, mais sa foi patriotique l'amena rapidement à participer à l'action du Mouvement de Résistance : Libération Nord. Il constitua sur place un groupe dont il assura l'instruction.

En 1944, il participa, à la tête de ses hommes, à plusieurs parachutages, à la réception d'officiers interalliés et à de nombreuses actions. Le 30 août 1944, grâce à son calme et à la rapidité de ses décisions, il sauva la population de Berneuil d'une situation grave, à la suite d'un violent engagement. Le 1er septembre, l'ennemi se repliait sur Attichy, localité voisine. Le lieutenant Poussot suivait cette retraite, avec son groupe. Après avoir fait cinq prisonniers, il fut surpris dans une embuscade près du carrefour de Morenval. Couvrant le repli de ses hommes, inférieurs en nombre, il tomba sous une rafale de mitrailleuse, au cri de : Vive la France ! Les détails de cette belle conduite et de cette fin glorieuse, peu connus à Chaussin à cause de l'éloignement, son extrait de l'émouvante allocution que prononça le capitaine Bouquerel, chef de secteur FFI, à présent sénateur de l'Oise, le jour de l'inauguration du monument à la mémoire du Lieutenant Poussot, au plateau de Morenval. L'un des deux fils de Gaston Poussot, Monsieur Michel Poussot qui réside à Compiègne, a souhaité qu'une rue de Chaussin, pays natal de son père, en porte le nom. Cette démarche a été appuyée par Monsieur Amédée Bouquerel, sénateur de l'Oise et par le Souvenir Français.

 

Le benjamin, Marc

 

Le 3ème fils, Marc, est encore dans la mémoire de tous les Chaussinois.

Egalement mobilisé en 1939, il fut prisonnier de guerre en Allemagne jusqu'en 1945. Après une brillante carrière à l'usine Solvay de Tavaux, il prit sa retraite à Chaussin dans la maison familiale, route d'Asnans. Il devait y décéder le 20 mars 1985, après avoir oeuvré avec dévouement au bénéfice des sociétés locales et plus particulièrement de la société de chasse. Madame Marc Poussot est aujourd'hui la seule représentante de la famille à Chaussin.

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