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Le Docteur Théodore Poiffaut

 Mais qui était le docteur POIFFAUT ?

Né le 1er février 1880, il avait fait ses études aux Jésuites à Dole, puis les poursuivaient à Dijon et à Paris où son stage à la maternité a certainement décidé de sa vocation de médecin spécialiste des accouchements. La sage-femme de l'époque, Madame veuve POUSSOT, placé devant un cas difficile, faisait appel à lui et disait "Quand le maître arrivait, je croyais déjà entendre les premiers cris du bébé". Toute sa carrière de praticien, jusqu'à sa mort survenue le 17 décembre 1941, il la consacra à donner la vie, à soigner, à guérir ses compatriotes de Chaussin et des environs et ceci, souvent dans des conditions pénibles de travail.  Il n'était pas rare de voir le docteur "recommencer" ses consultations à 22 heures pour les terminer à 4 heures du matin, puis enfourcher son vélo éclairé d'une bougie pour aller secourir un malade dans un village voisin. Son originalité, mais aussi sa bonté et son désintéressement étaient légendaires et une kyrielle de notes impayées retrouvées par sa veuve était là pour en témoigner. Sa réputation avait traversé les départements et même les mers. C'était par correspondance que de Paris, d'Algérie, des îles Canaries, on sollicitait la lumière de son savoir. Le président du conseil Paul BONCOURT et le maréchal FRANCHET-d'ESPEREY furent de ses clients. Tel était le médecin, homme de sciences ! Taillé en hercule, le front large, la moustache tombante, il personnifiait à merveille le type jurassien. Il tutoyait tout le monde, dormait parfois une heure sur 24, fumait trois paquets de cigarettes par jour et recevait ses clients. Son inséparable chapeau melon sur sa tête ou à portée de sa main, dans un véritable capharnaum où sa table était encombrée de mégots, de tampons d'ouate, de fioles, de pièces d'argent, d'ordonnances, de lettres, de boîtes de toute sorte où seul, dans ce fouillis il se "reconnaissait".

 

Que la mémoire de cet homme de bien accepte la rançon de reconnaissance que lui a adressé ses concitoyens en lui dédiant une rue dans ce Chaussin qu'il a tant aimé et pour lequel il s'est dévoué sa vie durant.

 

 

 

 

 

 

 

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